Responsabilité sociale d’entreprise : défi et opportunité …

J.Triquell –

« ROSSIGNOL » et « LE COQ SPORTIF », deux marques emblématiques du sport français viennent de décider de rapatrier une partie de leurs activités délocalisées en France… signe, semble-t-il grandissant, de la montée en puissance du concept « d’empreinte économique, environnementale et sociale » de l’entreprise…

Impactant à la fois sa rentabilité, son empreinte environnementale (action directe ou indirecte sur la biodiversité ou le climat) et son empreinte sociale (impact sur son écosystème humain), cette stratégie (innovante ?) de l’entreprise pourrait devenir LE véritable outil de performance… Dépassant la pure mise en conformité des entreprises, elle reste encore un véritable challenge à long terme….LIRE LA SUITE

Selon la commission européenne, la RSE (responsabilité sociale d’entreprise) est « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et à leurs relations avec les parties prenantes ».

Ce concept se développe et devient un véritable outil de compétitivité

Les grandes écoles de management ont maintenant intégré les décisions économiques à la sphère de la responsabilité sociale de l’entreprise.

De nombreuses initiatives (voir quelques cas in fine) ont pour objectif de promouvoir toutes les facettes de la RSE. Par exemple, le tout nouveau institut « Mieux vivre en entreprise » se chargera des sensibiliser les DRH et les dirigeants sur cette nouvelle approche du management où la notion de performance est directement reliée à la gestion du « mieux vivre en entreprise ».

Au sein des entreprises, il est également remarqué la montée en puissance des directeurs du développement durable (DDD), des directeurs de l’éthique, des déontologues, des directeurs de la responsabilité sociale et environnementale (DRSE) … dont le champ ne se limite naturellement plus à l’écologie ; ils interviennent désormais dans les problématiques sociales de l’entreprise, sociétales, éthiques, ou autres liées aux ressources humaines, aux aspects juridiques, à la communication, aux achats …

Plus de 90 pays ont pris part à la négociation qui va déboucher, en décembre 2010, sur la publication de cette norme ISO 26000 qui porte sur la responsabilité sociale des organisations. La RSE y est pensée comme « un moyen de mise en œuvre des principes essentiels du développement durable par toutes les organisations »

Le groupe de travail de l’ISO 26000 (norme intitulée « lignes directrices relatives à la responsabilité sociale »), appuie également cette notion de responsabilité élargie« la responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement , se traduisant par un comportement éthique et transparent qui – contribue au développement durable , y compris à la santé et au bien-être de la société ;- prend en compte les attentes des parties prenantes ;- respecte les lois en vigueur et qui est en accord avec les normes internationales de comportement ; et qui est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses relations ».

Le périmètre de la responsabilité d’une organisation s’élargit et englobe sa sphère d’influence… l’objectif étant d’imputer aux vrais décideurs une responsabilité de façon à leur faire supporter les conséquences de leurs décisions (notamment le pouvoir économique des donneurs d’ordre vis-à-vis des sous-traitants …) : « il y aura des situations où il incombe à l’organisation, d’une part de faire preuve de vigilance vis-à-vis des impacts induits par les décisions et activités d’autres organisations et, d’autre part, de prendre des mesures pour éviter ou atténuer les impacts négatifs en rapport avec les relations qu’elle entretient avec lesdites organisations » .

Pour les entreprises qui ont conscience de leur pouvoir sur leur sphère d’influence,  la RSE, intégrée dans une indispensable stratégie de gestion globale des risques, pourrait devenir un véritable acteur de d’anticipation des risques stratégiques à long terme : « La RSE donne donc le temps à l’entreprise de décider des orientations qu’elle va prendre pour assurer sa pérennité » (AMRAE).

Joseph Triquell – 30 septembre 2010

Rappel de quelques post liés à cette approche :

Risques et entreprise : vers une organisation du bon sens ? : ISO 31000 : Le « shaker » des préceptes du management des risques…

Intelligence économique et cybersurveillance dans l’entreprise : une dynamique par l’éthique ?

Intelligence économique : « les hommes au cœur du dispositif »…une nouvelle méthode ?

Opportunités,Risques, Contrôle interne : vers une gestion globale …

Prendre en considération le long terme et les objectifs sociétaux ( risque-systemique-supervision-normes-comptables-et-uniformisation-mondiale)

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3 réflexions au sujet de « Responsabilité sociale d’entreprise : défi et opportunité … »

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